5 décembre, 2008

Monuments religieux

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Eglise saint-Pierre :

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Eglise Saint-Pierre
Album : Eglise Saint-Pierre

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Construite, en forme de croix latine au début du 16e siécle, elle se situe au milieu de l’enclos paroissial. Reconstruction du clocher porche ouest dans la première moitié du 17e siécle, sacristie construite en 1880, fonts baptismaux construits en 1886; croix monumentale sculptée par Ian Larhantec en 1869, ornée du visage du Christ et des instruments de la Passion; ossuaire construit dans la première moitié du 16e siécle.

A l’intérieur de l’édifice, on distingue la poutre de Gloire, en bois polychrome du 16e siécle, le maître vitrail où l’on reconnait le blason d’Anne de Bretagne (qui dit-on en fit cadeau à la paroisse lors d’un séjour à l’abbaye de Coat Malouen) et les vitraux modernes de Toulhoat. Un enfeu tenu par un ange au-dessus de l’arc et par deux autres personnages au-dessus des lanterneaux, les armoiries de cet enfeu ne sont pas identifiables avec certitude. De nombreux procès-verbaux de 1666 à 1751 témoignent, en effet, de graves différents, à propos des prééminences dans l’église, entre les abbés de Coatmalouen et les seigneurs de Kerlabourat et Penpoullou, relevant de la seigneurie de Quintin. Deux fresques murales ont été découvertes lors des travaux de rénovation, l’une d’elle représente la croix aux outils avec les instruments de la Passion ( lance, pointes, marteau, échelle…). Restaurée au 19e siécle, la chaire en bois témoigne de la richesse de la décoration au 17e siécle. Dans le transept Nord, une sablière sculptée représente deux moines entourant un tonnelet de vin, mêlant ainsi le profane et le sacré. Face au porche-clocher, l’ossuaire du 16e siécle tient une place importante dans l’enclos, lieu de repos des ossements anciens enlevés au cours des inhumations successives, c’est, ici un édifice indépendant, ouvert sur un seul côté par quatre petites baies. L’église a été classée par les Monuments Historiques en 1921.

L’Eglise:

La nef est terminée à l’ouest par un clocher-mur dont la plate-forme, portée sur des arcs bandés entre les contreforts, supporte une tour ajourée sur ses quatre faces et surmontée d’une petite fléche octogonale.

Au Nord, côté de l’ombre et du froid, aucune ouverture importante. Au Sud, côté solaire se situe notamment l’entrée principale du temple, construite autour d’un porche surmonté d’un chartrier muni d’une tourelle d’accés au toit en pierre.

La fenêtre adjacente du bas-côté sud est surmontée d’un galbe décoré de crochets à fleurons. Les fenêtres du transept et de l’abside à chevet droit ont leurs remplages en fleurs de lys.

Les contreforts des angles s’amortissent à la hauteur du toit.

Le corps de l’Eglise est composé de 3 nefs, séparéespar des piliers cylindriques supportant des arcades ogivales dont les archivoltes viennent s’amortir et pénétrer à leurs sommets privés de chapiteaux.

Les deux transepts sont perçés de fenêtres, séparées en deux baies par un meneau. Sous ces fenêtres, des enfeux à arcades en anse de panier, surmontées d’accolades à crochets et panaches.

Une sacristie a été construite au nord du chevet.

Le porche d’entrée sud est carré, son arcade et ses pids droits sont formés de moulures prismatiques.

 

Les fresques:

Lors de récents travaux de rénovation, des fresques ont été mises à jour :

  • Fresques décoratives ou historiées, ou symboliques, comme sur le transept Nord.

  • La fresque de la passion n’est pas sans rappeler les sculptures du menhir christiannisé se St Uzec (Trégor) ou certains « taolennou » du XVIIe S. (dessins éducatifs des missions du Père Maunoir). Sont encore visibles des symboles de la crucifictionb : croix, lance, éponge, outils, échelle, cruche d’eau…

Les sablières:

Les sabliéres sont des poutres de bois posées en long en haut des murs, sur le sable (d’où leur nom) disposé pour recevoir la charpente.

Si elles ne sont pas toutes ornées, beaucoup de sablières déploient des frises décoratives et des motifs historiés où le talent de l’artiste s’exprime en toute liberté, mêlant profane et sacré, au milieu d’un bestiaire fabuleux.

A remarquer également la poutre de gloire, le plafond lambrissé et ses tirans à gueule de requin.

La Maîtresse verrière:

La maîtresse verrière date des environs de 1520, elle renferme trois épisodes de la vie de Saint-Pierre, surmontés de motifs décoratifs aussi importants que les scènes historiées.

Dans le tympan, une Vierge à l’enfant, couronnées; au’dessous, les anges portent les instruments de la Passion.

Cette verrière dénote par ses grands phylactères, ses motifs lourds et l’exécution des figures, d’une influence de l’Allemagne du sud, peut-être même de Suisse.

Les autres vitraux, signés Toul Hoat sont modernes et représentent la nativité, la vie de Saint- Erwan, de Saint-Cado et de Saint Gueltas.

L’ossuaire:

Témoin privilégié du culte particulier et de la grande vénération que le peuple breton a pour ses morts depuis toujours, l’ossuaire ou charnier, tient une place capitale dans l’enclos.

Ici, l’ossuaire du XVe S. disposé au couchant du sanctuaire est un petit édifice indépendant, à claire-voie, composé de 4 petites arcades, en accolade, sur pieds droits, sans moulures.

Il offre un lieu de repos aux ossements enlevés au fur et à mesure des inhumations successives, et un lieu de rencontre entre les vivants et les morts.

 

L’Abbaye de Coat-Malouen:

Fondée le 25 juin 1142 par Alain Le Noir, comte de Penthièvre, l’Abbaye de koad Malouen appartenait à l’ordre des cisterciens et dépendait de Bégard. Après avoir connu son âge d’or au XIième et XIIIème siècles (défrichement, développement des convenants, construction d’un hosoice à Stang Nevez), Koad Malouen plongea dans une longue période de déclin. Les guerres de successions de bretagne (XIV ème S.) entraînèrent sa première ruine. Au XIV ème siècle, elle souffrit de la vénalité de certains abbés qui laissèrent les bâtiments se dégrader lentement. En 1776, un projet ambitieux de reconstruction vit le jour, mais la tourmente de la Révolution française mis un terme à l’édification. L’Abbaye et la forêt furent alors vendues comme bien national.

Aujourd’hui seuls subsistent la façade aux 21 fenêtres (refaites au XVIIIème siècle) et les murs de la chapelle. A l’intérieur de celle-ci deux pierres tombales du XVème siècle représentent des abbés la crosse entre les bras, deux écussons gravés de chaque côté de leurs têtes.

En 2008 des tombes vraisemblablement de chevaliers furent découvertes dans la cour intérieur (voir écusson et épée dans l’album).

Abbaye de Koad Malouen
Album : Abbaye de Koad Malouen

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